Le bulletin est porté par les dizainières* aux adhérentes.
Adoption de la marguerite, enseigne de la Ligue. C’est Mlle Frossard, alors secrétaire générale qui dessine l’emblème de l’association. Sa nièce évoque ainsi la création de la marguerite :
« Lorsqu’en 1902, l’archevêché de Paris lui fit demander de se joindre à quelques dames qui devaient créer un groupement féminin d’action catholique, c’était le début de la Ligue. Lorsque ce groupement commence à prendre corps, il lui fallait un emblème, un insigne. C’est ainsi que naquit la Marguerite, humble fleur des champs et c’est Mademoiselle Frossard qui dessina elle-même le projet de cet insigne. Elle alla cueillir par une belle matinée de Printemps un bouquet de marguerites. Elle choisit les plus belles ; à son retour disposa la gerbe dans un vase et, prenant un crayon, fit un certain nombre d’esquisses, le plus harmonieux fut choisi et devint l’emblème de la Ligue ».
Les jeunes femmes sont des jeunes filles de bonne famille chargées d’accomplir leur apostolat auprès des jeunes filles de milieu populaire. Pour ce faire, elles reçoivent des formations dans les cercles de jeunes. Ceux-ci se réunissent une fois par mois et abordent des questions religieuses et de société.
La Ligue se rend à Rome pour une audience pontificale.
1910-1912 : En 1910, préoccupées par la question des manuels scolaires, les dirigeantes de l’association entreprennent la publication d’une histoire de France.
Sur le plan international, c’est la préparation puis la fondation officielle par les dirigeantes de la LPDF de l’Union internationale des Ligues catholiques féminines (actuelle Union mondiale des organisations féminines catholiques UMOFC).
1913 : L’Echo-programme, publication annuelle destinée aux cadres mentionne ainsi le but de l’association des jeunes de la Ligue patriotique des Françaises :
« Elle a pour but aussi de préparer la jeunesse à l’action sociale catholique par l’organisation de “l’association nationale catholique de la jeunesse féminine française” ; section des Jeunes de la Ligue patriotique des Françaises. » (Source : Écho-Programme de la LPDFLP.PDF, 1913, p.p. 22.)
1914 - 1918 : La Ligue met son organisation au service du pays : création d'ouvroirs, d'ambulances, secours aux prisonniers, recherche des disparus, etc.
Elle réclame l'accès d'aumôniers militaires auprès des soldats et des blessés.
1919 : Adhésion à la "Commission pour l'éducation civique de la femme". La Ligue milite pour le vote des femmes et en faveur des syndicats féminins. Des ligueuses créent des syndicats.
1933 : Les deux Ligues, de Lyon et de Paris, fusionnent et deviennent "La Ligue Féminine d'Action Catholique Française" (LFACF). Il ne s'agit plus seulement de défendre la religion mais de rechristianiser le pays.
Fondation et développement des services spéciaux dans les diocèses : service d'entr'aide, service liturgique et les célèbres Bibliothèques Pour Tous. La Ligue entreprend de rappeler systématiquement aux femmes l'importance de leur place dans la vie publique, civique et politique...
1936 : Sous la poussée des événements, Journées d'études et campagne d'année sur "Marxisme et Christianisme".
Participation à la formation civique et politique des femmes.
1939 - 1945 : La Ligue s'occupe d'enfants évacués, du placement des familles réfugiées, du regroupement des familles séparées pendant l'exode... En février 1940 elle édite un tract : le Front des femmes : "Hitler compte sans le Front des femmes, sans notre bon sens, notre courage, notre foi".
1945 : Les femmes sont autorisées à voter. La Ligue, dans une circulaire incite les femmes à être candidates à titre personnel.
1943 - 1946 : La Ligue crée "Les équipes apostoliques", dont les membres sont envoyés en mission auprès de toutes les femmes de leur quartier et non seulement les adhérentes.
1952 : A Lourdes, la fête du cinquantenaire de la LFACF réunit 60 000 déléguées de tous les diocèses de France et 500 aumôniers
1955 : La Ligue prend le nom d'Action Catholique Générale Féminine (ACGF).
1968 : Les événements de mai-juin 1968 ont une forte répercussion en ACGF. Le thème d'année 68/69 "Dans le monde en mutation, construire avec tous une société plus humaine" engage la réflexion des équipes sur les problèmes économiques, sociaux, politiques, culturels et sur la place des femmes dans la société.
1975 : Création de la revue du Mouvement "Le Gué" où les femmes elles-mêmes s'expriment, confrontent leurs paroles, leur vie, leurs aspirations, leur foi. Création des "Rendez-vous de la vie", appelés Points rencontre depuis 1989 : rencontres de quelques femmes qui vivent les mêmes situations, les mêmes engagements, et veulent en parler.
En Equipe ACGF au service de l'évangile remplace "Equipes responsables" et "Aumôniers ACG", d'abord destinée aux animatrices et aumôniers d'équipes est devenue la revue des femmes des équipes.
1978 : 17/18 novembre : Congrès de l'Action Catholique des Femmes à la Porte de Pantin (Paris) : "Oser vivre au féminin, oser dire Jésus-Christ".
1989 : 21/22 octobre : Rassemblement "Horizons Femmes". 10 000 femmes se rassemblent au Bourget (Seine St Denis) à l'invitation de l'ACGF. Un slogan : "L'énergie des femmes, une force du monde".
1991 : Rencontre de l'ACGF avec le Pape Jean-Paul II (1903, première rencontre avec Léon XIII).
1992 : Le "Gué" devient "Horizon femme".
Création de l'association Elles aussi. L'ACGF et cinq autres associations féminines s'unissent pour promouvoir la parité dans les instances élues.
1995 : L'ACGF participe à la 4ème Conférence Mondiale de l'ONU sur les femmes à Pékin
2001 : Centenaire de l'ACGF.
2003 : "Horizon femme" devient "Générations femme".
2008 : L'ACGF devient l'Action catholique des femmes.
Pour en savoir plus
De la ligue à l'ACGF : tome I et II, Gérard Dittgen, 1990. Editions Action Catholique des Femmes